Tant de mois sans écrire ici. Sans écrire du tout parfois. Si ce n'est sur mes petits carnets, mes mémoires de secours toujours tellement presentes dans ma vie. Pour ceux qui me lisaient, et qui ont sans doute désertés ce blog abandonné, je devrais combler les vides de ces années d'absence. Seulement voilà, je ne sais plus.... Les traitements me permettent de mener une vie en apparence presque normale, en dépit de la fatigue et des lourds effets secondaires. Bertrand s'éloigne de plus en plus souvent, occupé par des projets où je n'ai aucune place; et les enfants vivent chacun leur vie de couples quarantenaires. Mais dans le fond ce passage de l'activité à la contemplation a pour moi quelque chose de profondemment apaisant, comme si je pouvais enfin me concentrer sur l'essentiel.

Je mesure ma chance et même si le présent n'est pas à la hauteur de mes rêves anciens, je sais que ces epreuves sont autant de carrefours qui me donnent la liberté de choisir mes ultimes chemins et de façonner le reste de ma vie.